Atelier de groupe · 12-15 ans

Atelier habiletés sociales pour adolescents à Arras

Votre adolescent a des envies et des projets, mais aller vers les autres lui coûte — au point de devenir un frein. Mieux communiquer, ça s'apprend ; encore faut-il que quelqu'un le lui explique.

Un groupe de cinq adolescents, une séance de 45 minutes chaque mercredi à 16 h, pour apprendre explicitement ce que les autres ont appris spontanément. Selon la méthode GACS. Démarrage le mercredi 6 janvier 2027.

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À qui s'adresse cet atelier

À des adolescents de 12 à 15 ans, scolarisés en milieu ordinaire, sans déficience intellectuelle, et qui n'ont jamais travaillé leurs habiletés sociales de façon explicite. C'est ce dernier point qui compte le plus : beaucoup de jeunes ont l'intelligence et l'envie, mais pas le mode d'emploi.

Les profils les plus fréquents sont les adolescents porteurs d'un trouble du spectre de l'autisme, d'un TDAH, ou souffrant d'anxiété sociale. Aucun diagnostic n'est exigé pour autant : un jeune isolé, qui ne décode pas les codes de son groupe de pairs ou qui redoute les situations de groupe, y a toute sa place.

Ce qui, en revanche, ne relève pas de cet atelier

Un groupe ne convient pas à tout le monde, et le dire à l'avance est dans l'intérêt de chacun : celui du jeune concerné, à qui l'on évite une expérience d'échec, comme celui du groupe, dont le bon déroulement en dépend. L'atelier n'est pas indiqué en cas de :

Les autostimulations et les oppositions modérées ne sont pas un obstacle : elles font partie de ce qui se travaille en séance.

Ce qu'on y travaille

Six domaines de compétences, décomposés en objectifs observables et enseignés un par un.

Une séance, concrètement

Quarante-cinq minutes, six temps, toujours dans le même ordre. Cette invariabilité n'est pas un manque d'imagination : c'est un principe de la méthode. Un jeune qui sait ce qui va se passer dépense son énergie à apprendre, pas à anticiper.

Un mot sur les récompenses, parce qu'elles structurent toute la séance. L'apprentissage repose sur le renforcement positif : chaque comportement réussi est signalé et récompensé sur le moment, jamais laissé passer. C'est ce qui rend l'apprentissage possible pour des jeunes qui, ailleurs, entendent surtout parler de ce qu'ils ratent. Les parents y sont associés : certains exercices de la semaine s'accompagnent d'un renforcement à la maison, décidé avec vous en réunion de parents.

Un point mérite d'être souligné, parce qu'il change tout pour des jeunes qui ont souvent encaissé beaucoup de critiques : dans le temps d'auto-évaluation, on ne valorise pas la performance, on valorise la justesse du regard qu'ils portent sur eux-mêmes. Savoir dire « là je me suis trompé, mais le reste je l'ai bien fait » est une compétence en soi.

La méthode

L'atelier suit le GACS — Groupe d'Apprentissage à la Communication et à la Socialisation —, un protocole français écrit par Manuel Liratni et Céline Blanchet, psychologues. C'est un programme structuré, écrit séance par séance.

Son principe fondateur est simple et engageant : chez les jeunes concernés, la plupart des maladresses relationnelles ne sont pas des symptômes irréductibles, mais les conséquences d'apprentissages qui n'ont jamais eu lieu. L'intérêt de ce programme est de favoriser un environnement propice à ces apprentissages.

Le programme est adapté à l'adolescence : cartes de situations sociales, discussion élargie, travail sur les émotions inspiré de la thérapie ACT, règles auto-déterminées par les jeunes.

Ce que cet atelier n'est pas

Il n'y a pas de sorties en ville

L'entraînement se fait en salle. La mise en situation réelle — faire une course, prendre les transports, aborder quelqu'un dehors — se travaille à la maison, avec des consignes précises données à chaque séance et reprises lors des réunions de parents.

C'est un choix assumé : plutôt que de survoler cette étape, nous la confions aux familles en les outillant pour ça. C'est aussi ce qui rend l'exercice utile — il se joue là où votre adolescent vit vraiment.

Ce n'est pas un entraînement à faire semblant

La méthode est structurée et comportementale. On n'y apprend pas à dissimuler qui on est. Le contact visuel n'est pas une cible en soi — on travaille l'intention, montrer à qui l'on s'adresse, et chacun trouve la façon qui lui convient. Les règles du groupe deviennent auto-déterminées par les jeunes dès la deuxième session : ce sont eux qui disent ce qu'ils veulent améliorer.

Ce n'est ni une thérapie individuelle, ni un bilan

L'atelier travaille des compétences en groupe. Il ne remplace pas un suivi psychologique individuel, ni une évaluation diagnostique. Il peut très bien s'articuler avec l'un ou l'autre.

Ce qu'on attend des parents

Sans les sorties, c'est vous qui portez la mise en situation réelle. Concrètement, trois choses :

Ces trois points ne sont pas des options. Sans eux, l'atelier ne produit pas ses effets : ce qui s'apprend en séance ne devient une compétence que s'il se rejoue ailleurs, et c'est vous qui rendez cet ailleurs possible. Un adolescent dont personne ne reprend les exercices à la maison progresse en salle et nulle part d'autre.

La bonne nouvelle, c'est que cela tient en quelques minutes par semaine. Les exercices sont volontairement courts et se glissent dans des moments qui existent déjà — une course, un repas, une visite. Il ne s'agit pas de vous surcharger, mais de ne pas laisser passer ces occasions-là.

Calendrier et tarif

Les séances ont lieu le mercredi à 16 h, au cabinet, et durent 45 minutes. L'année se découpe en sessions de dix rendez-vous : neuf séances et une réunion de parents.

Session Séances Réunion de parents
Session 1 6, 13, 20, 27 janvier · 3, 10, 17 février · 10, 17 mars 2027 mercredi 24 mars
Session 2 31 mars · 7, 14 avril · 5, 12, 19, 26 mai · 2, 9 juin 2027 mercredi 16 juin

Aucune séance pendant les vacances d'été, et aucune programmée pendant les autres vacances scolaires. Si le cabinet doit annuler une séance, elle est reprogrammée sur un mercredi de réserve : les 23 ou 30 juin pour la session 2, et pour la session 1 — dont le calendrier ne laisse aucun autre créneau — un mercredi des vacances d'hiver, annoncé au moins deux semaines à l'avance. La session 3 reprend à la rentrée de septembre 2027, dates communiquées au printemps.

400 € la session

Le forfait couvre les neuf séances, la réunion de parents, le porte-vue et l'ensemble des supports. Le règlement se fait session par session, à l'inscription — jamais pour l'année entière d'un coup.

Facilité de paiement : deux chèques de 200 € remis ensemble à l'inscription, encaissés à un mois d'intervalle.

Inclus également : un bilan d'évolution chiffré. Des mesures sont prises à l'entrée, avant la première séance, puis reprises à douze mois — vous recevez la comparaison. C'est ce qui permet de dire, chiffres à l'appui, ce que l'année a changé.

Hors forfait : l'entretien de pré-admission, 70 €, déduits du premier forfait si votre adolescent est admis.

Quelques principes

Aides au financement

L'atelier n'est pas remboursé par l'Assurance Maladie, mais deux voies existent et sont souvent ignorées : de nombreuses mutuelles remboursent tout ou partie des séances de psychologue, et les familles disposant d'un dossier MDPH peuvent mobiliser un complément d'AEEH.

Comment faire une demande pour intégrer le groupe

Cinq places, un groupe qui doit être homogène : la demande passe par un entretien préalable, avec votre adolescent et avec vous. Cet entretien sert à trois choses — vérifier que les critères d'admission sont réunis, s'assurer que votre adolescent adhère à la démarche, et vous expliquer en détail comment l'année va se dérouler.

Un point sur lequel nous ne transigeons pas : l'accord de votre adolescent est un critère d'admission. Il donne son avis en son nom pendant l'entretien. Un jeune inscrit contre son gré ne progresse pas, et pèse sur les quatre autres.

Remplir le formulaire

Le formulaire prend cinq minutes. Cabinet au Pôle Santé Bon Secours, 12 rue Paul Adam, Entrée B — 62000 Arras.

Questions fréquentes

Mon adolescent a un diagnostic de TSA, est-ce que cet atelier lui convient ?

Oui, à condition qu'il soit scolarisé en milieu ordinaire et qu'il n'ait pas de déficience intellectuelle. L'atelier s'adresse à des jeunes dont les difficultés sont relationnelles, pas cognitives. Il n'est en revanche pas indiqué en cas de troubles graves du comportement, d'auto ou d'hétéro-agressivité, ou d'oppositions et de provocations fréquentes : dans ces situations, un accompagnement individuel doit venir d'abord.

Et s'il n'a aucun diagnostic ?

Aucun diagnostic n'est exigé. Un adolescent timide, isolé, qui ne comprend pas toujours les codes de son groupe de pairs ou qui redoute les situations sociales peut tout à fait en bénéficier. Ce qui compte n'est pas l'étiquette mais le besoin : n'avoir jamais appris explicitement ce que les autres ont appris spontanément.

Faut-il un bilan avant de faire une demande ?

Non. L'entretien de pré-admission suffit dans la grande majorité des cas. Un bilan n'est demandé que si un doute subsiste sur le niveau de votre adolescent ou sur une contre-indication. Si vous disposez déjà d'un bilan récent, apportez-le : il évitera de refaire ce qui a déjà été fait.

Que se passe-t-il s'il manque une séance ?

La place reste réservée et la séance n'est ni remboursée ni rattrapée : le groupe est fermé, et une absence ne libère rien de notre côté. Au-delà de trois absences consécutives justifiées par un certificat médical, un avoir au prorata est porté sur la session suivante. Les fiches travaillées pendant l'absence sont transmises par le porte-vue.

Pourquoi un engagement sur toute une session ?

Parce que le groupe est l'outil de travail. Les apprentissages s'enchaînent d'une séance à l'autre, et des liens se construisent entre les jeunes : un départ en cours de session déstabilise les quatre autres autant que celui qui part. C'est aussi pour cette raison qu'aucune entrée n'est possible en cours de session.

Est-ce remboursé ?

Pas par l'Assurance Maladie. Deux voies existent néanmoins : de nombreuses mutuelles remboursent tout ou partie des séances de psychologue, et les familles disposant d'un dossier MDPH peuvent mobiliser un complément d'AEEH. Renseignez-vous auprès de votre mutuelle.

Y a-t-il des sorties à l'extérieur ?

Non. L'entraînement se fait en salle. La mise en situation réelle se travaille à la maison, avec des consignes précises données à chaque séance et reprises lors des réunions de parents. C'est un choix assumé : plutôt que de survoler la mise en situation réelle, nous la confions aux familles en les outillant pour ça.

Mon adolescent ne veut pas venir, que faire ?

Son accord est un critère d'admission, pas une formalité. Un jeune inscrit contre son gré ne progresse pas et pèse sur le groupe. L'entretien de pré-admission se fait avec lui et avec vous, et il y donne son avis en son nom. S'il refuse, mieux vaut en rester là pour cette fois : la porte reste ouverte pour une session ultérieure.

Combien de temps dure le programme ?

Le programme est pensé sur une année : trois sessions de dix rendez-vous. On ne s'engage pour autant qu'une session à la fois — le contrat comme le règlement couvrent une session, et le point se fait à chaque réunion de parents, au vu de ce que votre adolescent en a tiré.

Que se passe-t-il si le groupe ne se remplit pas ?

Il faut au minimum quatre participants pour qu'un groupe fonctionne. En dessous de quatre inscrits au 15 décembre, la session est reportée et les sommes déjà versées sont intégralement remboursées.

Les alternatives, y compris gratuites

Selon votre situation, les dispositifs suivants proposent des groupes d'habiletés sociales, souvent sans frais :

Si l'une de ces solutions convient à votre situation, elle est préférable. Cet atelier existe pour les familles qui n'y ont pas accès, ou pour qui les délais sont incompatibles avec l'urgence de la situation.

Pourquoi Célia Berna-Margerie

Célia Berna-Margerie est psychologue, spécialisée en développement de l'enfant, au Cabinet de Psychologie Berna à Arras.

Cette spécialité fait la cohérence de l'atelier : le cabinet réalise les bilans dans le cadre du diagnostic des troubles du neurodéveloppement, et l'atelier en est la suite possible — sans qu'aucun bilan ne soit nécessaire pour y participer.

Les autres prestations du cabinet

550 € Bilan TSA (Autisme) Enfants, adolescents et adultes — Évaluation ADOS-2 et ADI-R 200–400 € Bilan TDAH Adolescent (12-17 ans) DIVA-5-YOUNG, compte-rendu écrit, aménagements PAP et PPS 420–570 € Bilan TDAH Enfant (moins de 12 ans) Évaluation du TDAH chez l'enfant avec questionnaires parents et enseignant 300 € Bilan HPI / QI (Haut Potentiel Intellectuel) Enfants et adolescents — WISC-5, rapport écrit détaillé 70 à 140 € Consultation d'orientation Faire le point et déterminer quel bilan est réellement utile